| Références de publications : |
"Les Belles de mai : deux siècles de mode à Marseille, collections textiles du musée du Vieux-Marseille (XVIIIe-XIXe siècle), cat. exp., Bordeaux, Alors hors du temps, 2002. GRIL-MARIOTTE Aziza, ""Ananamania : l'ananas dans les toiles peintes au 18e siècle"", Journal 18, juillet 2018 (voir : Liens externes). NICOLLE Francine, Boutis des villes, boutis des champs, Aix-en-Provence, Edisud, 1999. NICOLLE Francine, L'art du piquage en Provence, Aix-en-Provence, Edisud, 2002. NICOLLE Francine, Symboles dans la broderie au boutis, Aix-en-Provence, Edisud, 2003. NICOLLE Francine, La leçon de boutis, Aix-en-Provence, Edisud, 2011."
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| Catégorie technique : |
tissu
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| Commune forme index : |
Calvisson
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| Copyright : |
© Monuments historiques
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| Dénomination : |
sous-vêtement
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| Description : |
Jupon en coton blanc en piqûre de Marseille ou ""boutis"". Bien que l'ensemble de la surface ne soit pas boutissée, ce jupon est très richement brodé aux petits points de piqûre. Les motifs reproduisent différentes variétés de fleurs ainsi que des fruits, notamment des ananas. Ce fruit, au centre des tables royales, attire dès le début du 18e siècle toutes les convoitises notamment de la part des artistes : ce phénomène, appelé ""ananamania"", se propage aussi dans le textile, les formes d'ananas étant inspirées à la fois de la grenade et des décors d'Orient.
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| Dimensions : |
h = 83 ; la = 270
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| Date de la derniere mise a jour : |
2024-11-01
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| Date de création de la notice : |
2024-10-17
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| Domaine : |
textile
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| Date et typologie de la protection : |
2024/07/11 : inscrit au titre objet
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| Cadre de l'étude : |
liste objets inscrits MH
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| Historique : |
La piqûre de Marseille est une technique traditionnelle appelée aussi ""boutis"", ""broderie au cordon serti"" ou ""broderie en ronde-bosse"". Elle consiste à remplir de bourre un dessin reporté et piqué sur deux épaisseurs d'étoffe, permettant de donner du relief au tissu. Si la pratique remonte au Moyen âge, elle s'est particulièrement développée à Marseille à la suite de l'édit royal du 26 octobre 1686, interdiction l'importation des indiennes, mais conférant à la ville le droit d'importer des toiles blanches de coton à condition qu'elles soient piquées à Marseille. Cette technique était pratiquée en atelier, mais était aussi transmise de génération en génération chez les femmes. La pratique se répand dans les villes et villages du Bas-Languedoc. Le jupon en boutis comptait parmi les pièces les plus précieuses des costumes traditionnels, souvent porté lors des mariages. Il était confectionné dans les foyers dès la naissance de la fille. Selon Francine Nicolle, ouvrière d'art en boutis et spécialiste de la technique, cette pièce est remarquable par la qualité de l'exécution. Il s'agirait d'une pièce domestique. Cette pièce a été achetée à un antiquaire en 2006.
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| Liens externes : |
https://www.journal18.org/2787
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| Lien vers la base Archiv MH : |
https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM30002630&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
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| Matériaux : |
coton : brodé
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| Observations : |
Catégorie : éléments de costume traditionnel.
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| Précision sur la dénomination : |
jupon de mariage
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| Précision sur_l'état : |
Bon état, taches jaunâtres.
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| Précision_sur la protection : |
Commission régionale du patrimoine et de l'architecture du 19/03/2024.
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| Typologie de la protection : |
inscrit au titre objet
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| Siecle de création : |
18e siècle
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| Sources d'archives et bases de donnees de reference : |
Fiche n° 2.2 rédigée par Flore César, CAOA du Gard.
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| Statut juridique du propriétaire : |
propriété d'une association
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| Commune forme editoriale : |
Calvisson
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| Typologie du dossier : |
dossier individuel
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