N° PM30002617 - courtepointe

 
Edifice : maison du Boutis (propriété de l'association Les Cordelles-Boutis en Vaunage)
Emplacement : grande salle (salle du Mariage)
  30420 Calvisson
Image manquante

Informations :

Références de publications : "Asie fantasmée. Histoires d'exotisme dans les arts décoratifs en Provence aux XVIIIe et XIXe siècles, exposition au château Borély, 23 juin 2023-19 mai 2024. NICOLLE Francine, Boutis des villes, boutis des champs, Aix-en-Provence, Edisud, 1999. NICOLLE Francine, L'art du piquage en Provence, Aix-en-Provence, Edisud, 2002. NICOLLE Francine, Symboles dans la broderie au boutis, Aix-en-Provence, Edisud, 2003. NICOLLE Francine, La leçon de boutis, Aix-en-Provence, Edisud, 2011."
Catégorie technique : tissu
Commune forme index : Calvisson
Copyright : © Monuments historiques
Dénomination : courtepointe
Description : Cette pièce est une courtepointe, sorte de couverture, en coton blanc brodé en boutis. Cette courtepointe comporte un dense décor vermiculé d'une grande complexité, composé de rinceaux de fleurs (jasmin, oeillet, …) et fruits organisés autour d'une rosace centrale, ainsi que de divers pavillons et décors dits ""en chinoiseries"". Ce type de décors exotiques est très en vogue au 18e siècle, et notamment à Marseille, où les motifs exotiques sont utilisés pour les arts décoratifs (faïences, textiles, peintures, mobilier, papiers peints, etc). La bordure est délimitée par un ruban sinueux de style Régence en trompe-l'oeil à motifs de fleurs, de pagodes et tours de garde.
Dimensions : h = 275 ; la = 260
Date de la derniere mise a jour : 2024-11-01
Date de création de la notice : 2024-10-17
Domaine : textile
Date et typologie de la protection : 2024/07/11 : inscrit au titre objet
Cadre de l'étude : liste objets inscrits MH
Historique : Le boutis est une technique traditionnelle de broderie appelée aussi ""broderie au cordon serti"", broderie en ronde-bosse ou piqûre de Marseille. Elle consiste à remplir de bourre un dessin reporté et piqué sur deux épaisseurs d'étoffe, permettant de donner du relief au tissu. Si la pratique est née dès le Moyen âge, elle a été particulièrement développée Marseille à la suite de l'édit royal du 26 octobre 1686, interdiction l'importation des indiennes, mais conférant à la ville le droit d'importer des toiles blanches de coton à condition qu'elles soient piquées à Marseille. Cette technique était pratiquée en atelier, mais était aussi transmise de génération en génération chez les femmes. La pratique se répand dans les villes et villages du Bas-Languedoc. Selon Francine Nicolle, ouvrière d'art en boutis et spécialiste de la technique, cette pièce a été composée dans un atelier marseillais vers 1715. Elle compte parmi les pièces les plus anciennes conservées dans la collection de l'association. Elle est remarquable par la qualité de l'exécution. Cette pièce a été achetée à un antiquaire en janvier 2001.
Lien vers la base Archiv MH : https://archives-map.culture.gouv.fr/archive/recherche/simple/n:19?RECH_S=PM30002617&RECH_DocumentsNumerises=0&Archives.RECH_Valid=&type=simple
Matériaux : coton : brodé
Observations : Catégorie : linge de maison.
Précision sur_l'état : Tissu taché, auréoles jaunâtres
Précision_sur la protection : Commission régionale du patrimoine et de l'architecture du 19/03/2024.
Typologie de la protection : inscrit au titre objet
Siecle de création : 1er quart 18e siècle
Sources d'archives et bases de donnees de reference : Fiche n° 1.1) rédigée par Flore César, CAOA du Gard.
Statut juridique du propriétaire : propriété d'une association
Commune forme editoriale : Calvisson
Typologie du dossier : dossier individuel